Pour

​pourquoi pour quoi cette engelure autour de ses reins ces paupières alourdies par la faim pourquoi les gens pour quoi cette solitude cette gangue de crasse cette masse s’efface pourquoi la joie s’effrite s’étiole s’ébruite et s’affadit si tôt pour ce sourire comme une lame cernant son angoisse pour quoi se battre quand on pleure à mains nues pourquoi s’abattre quand on a jamais ce qu’on a dû pourquoi s’époumoner quand le cœur est écœuré pour continuer il se fait il s’en faut pourquoi être né sans allié encerclé pas assez pourquoi tant de mots aux échos oubliés pourquoi l’orgueil s’entiche des pires billevesées pour fuir poursuivre pourfendre étourdir et puis cueillir, finalement, un soupçon de silence

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